Archive for Transport Maritime

Pollutions aux hydrocarbures : La série noire

// août 19th, 2010 // No Comments » // Transport Maritime

3,12 milliards de dollars dépensés par BP pour gérer la marée noire dans le golf du Mexique, 147 millions de dollars de demandes de dédommagements, 1387 oiseaux, 444 tortues de mer et 53 animaux marins morts englués dans les 780 millions de litres de pétrole répandus depuis la catastrophe le 20 avril dernier… Des chiffres pour alerter, des images pour dénoncer et une série noire qui affole les associations de défense de l’environnement.
Quelques jours après l’explosion de la plateforme BP et les vaines tentatives de la multinationale pour contenir la fuite de pétrole, Courrier International s’est intéressé à une autre catastrophe pétrolière, plus ancienne et bien trop silencieuse comparée à celle qui s’apprêtait à toucher les côtes américaines de la Louisianne.

« La marée noire oubliée du Niger »

Le journal épingle d’autres géants de l’industrie pétrolière, Shell et ExxonMobil. Depuis 50 ans, la quantité de pétrole déversée dans le Delta du Niger dépasse de loin tout ce qui est en train de se passer dans le Golfe du Mexique. Entre 1970 et 2000, les fuites causées par la centaine d’oléoducs présents dans la région nigériane ont représentées l’équivalent de 7000 marées noires et 9 millions de barils dans le Niger.
Le 28 juillet 2010, en Chine, la médiatisation de l’explosion de la plateforme pétrolière BP reste trois fois plus élevé que celle qui touche le premier port chinois d’hydrocarbures depuis neuf jours. Pourtant, cette marée noire provoquée par l’explosion de deux oléoducs à Dalian représente 1500 tonnes de brut lourd et une zone de 50km2 a été contaminée. Hasard de l’actualité, Pétrochina, l’exploitant pétrolier en charge des deux principales raffineries du port avait été annoncé comme potentiellement intéressé pour le rachat de BP…

A qui la faute ?

Dans tous ces cas de figure, la question est de savoir qui est responsable. Que ce soit pour BP dans le Golfe du Mexique, Shell qui attribue les fuites aux dégradations causées par les rebelles sur les oléoducs, Nixxonmobil ou Pétrochina, à qui la faute ? Et si l’administration américaine a exhorté les géants financiers à des restrictions sur les forages en eaux profondes, la recherche des responsabilités suscite bien des interrogations pour les ONG de défense de l’environnement. La perte des moyens de subsistances des populations, les maladies contractées et les menaces catastrophiques sur la biodiversité sont intolérables pour l’humanité. « Les groupes pétroliers représentent un danger manifeste pour la planète » résume Nnimo Bassey, responsable de l’organisation écologique Friends of the Earth International, et cité par Courrier International.

Le préjudice écologique n’est pas reconnu

La législation internationale en vigueur désigne les propriétaires de navires et les exploitants de plates-formes pétrolières comme responsables des pollutions par hydrocarbure. Dans les faits, le nombre d’intervenants tout au long de la chaîne de production et de distribution rend la recherche des responsabilités bien plus complexe.
Toutefois, en cas d’insuffisance du montant de la réparation, des fonds internationaux d’indemnisation se chargent de compléter l’indemnisation des victimes de pollutions par hydrocarbure liées au transport maritime. Mais point préoccupant, ces fonds continuent d’exclure le préjudice écologique de leurs plafonds d’indemnisation ainsi que les activités pétrolières offshore de leur champ de compétence.
Ainsi, Surfrider Foundation Europe s’emploie, en tant que fervent défenseur de l’intégrité du milieu marin, à faire reconnaître l’étendue du préjudice écologique en cas de marée noire. En attendant, nous exhortons les autorités publiques européennes à prendre toutes les mesures de prévention et de restriction nécessaires sur les forages et les navires transportant des hydrocarbures. Tant que des conditions adéquates de sécurité ne seront pas assurées pour ces activités et que le principe de pollueur-payeur ne sera pas étendu à l’environnement, Surfrider continuera à dénoncer tous les responsables de marées noires, quels qu’ils soient.

Procès de l’Erika : que risquent les pollueurs ?

// avril 23rd, 2010 // 3 Comments » // Gardien de la côte, Transport Maritime

Le 12 décembre 1999 au large du Finistère coulait l’Erika qui allait polluer 400 kilomètres de côtes et mazouter près de 150 000 oiseaux. Après le premier procès en 2008, les condamnations en appel sont tombées le 30 Mars 2010 : 375 000 euros d’amende pour la société pétrolière Total , 175 000 euros pour la société Rina (qui avait jugé l’Erika apte à naviguer) et  75 000 euros pour l’armateur et son gestionnaire.

Ce jugement non seulement confirme la sentence de première instance, mais aussi élargit la notion de « préjudice écologique » en reconnaissant une « faute d’imprudence » de la part de la Cie Total.  Un point vital pour Surfrider Foundation Europe. Car du coup une jurisprudence se dessine, avec l’indemnisation des collectivités territoriales, des départements, des régions, des communes mais aussi des associations de défense de l’environnement.

Un argument de poids qui va peut être inciter les compagnies pétrolières à ne plus affréter des « bateaux poubelles », et les armateurs à inciter leurs capitaines de navires à ne plus procéder à des nettoyages de cuve en haute mer. Et qui remet en cause plus généralement la tradition des pavillons de complaisance, dont Surfrider demande l’interdiction pure et simple.

Pollution aux hydrocarbures sur la barrière de corail

// avril 20th, 2010 // No Comments » // Transport Maritime

Une semaine après l’échouage d’un cargo sur la grande barrière de corail, les autorités maritimes australiennes tentent de pomper les 900 tonnes de fioul encore présents dans les soutes et ainsi éviter une catastrophe écologique sur le plus grand récif coralien du monde.

Samedi 3 avril 2010, le navire battant pavillon chinois s’était échoué sur la Grande barrière de corail en Australie provoquant la fuite de près de trois tonnes de carburant sur ce site classé.

L’armateur chinois s’est excusé jeudi pour cet accident reconnaissant que le bateau avait dévié de sa route, « le navire n’a pas viré à l’est pour emprunter la passe comme prévu et de fait, il a heurté le récif Douglas », a déclaré le propriétaire du Shen Neng 1. La compagnie était jusqu’alors restée silencieuse.

Une enquête a été ouverte après que le bateau se soit retrouvé bloqué sur un banc à 70 kilomètres à l’est de l‘île Great Keppel, au large de la côte du Queensland, il avait alors dérivé d’une quinzaine de kilomètres de la voie maritime. Surfrider s’associe aux déclarations d’une élue du parti vert australien qui a dénoncé un manque « intolérable » de surveillance dans cette zone et demandé l’escorte des bateaux au coeur de la Grande Barrière afin d‘éviter ces accidents particulièrement dommageables pour cet écosystème connu pour sa grande fragilité.

Danger sur les bouches de Bonifacio !

// août 2nd, 2009 // No Comments » // Gardien de la côte, Transport Maritime

Salut à tous,

Comme promis à mon ami franck Bruno, je reprends pour vous un article paru sur son blog concernant la trop grande fréquentation des bouches de Bonifacio par des cargo “dangereux”.

Pour y avoir fait de belles plongées avec Franck, ce lieu est un paradis marin et sous marin. C’est aussi un lieu extremement venté et dangereux pour la navigation. Le risque de voir un naufrage et une pollution par hydrocarbure ( entre autre) est majeur avec les conséquences écologiques terribles que ça represente pour la Corse

Bonne lecture

A+

Bixente

Plus d’informations

Lundi 3 août dans les Bouches de Bonifacio Greenpeace et Surfrider fondation organisent une manifestation qui devrait bloquer pendant quelques heures le passage des cargos.

Chaque année environs 3000 navires portant pour certains des produits dangereux passent dans le détroit. Seuls les pavillons Français et Italiens sont interdits de passage, tous les autres sous couvert de pavillon de complaisance rasent les multiples pièges qui pourraient être fatals.

Pour souvenir le 25 septembre 1996 le cargo céréalier grec Fénes s’échouait sur les écueils des Lavezzi. La chance fut que ce bateau poubelle transportait seulement des céréales.

Le 11 décembre 1999, le pétrolier maltais Erika, chargé de 31 000 tonnes de fioul lourd n°2, en route de Dunkerque (France) à Livourne (Italie) fait naufrage, il venait de passer quelques jours auparavant les Bouches de Bonifacio.

Retrouvez les infos sur ces sites et venez nombreux avec vos embarcations ; le Rainbow Warrior sera le chef de flottile : rendez vous entre le débarcadère de Piantarella et les îles Lavezzi.