Posts Tagged ‘faune marine’

Des tortues Luth prises l’estomac dans le sac

// mars 26th, 2010 // 16 Comments » // Les Initiatives Océanes, Macro déchets

Cadavre d'une tortue Luth morte suite à une indigestion de plastiques

Le 17 novembre dernier, une tortue Luth a été découverte en baie du Mont Saint Michel, échouée et épuisée elle a finalement succombé 24 heures plus tard malgré des tentatives de sauvetage acharnées.

Ce décès soulève de nombreuses interrogations pour Surfrider Foundation Europe d’autant que la présence de tortues le long du littoral breton n’est pas commune. Surfrider a donc cherché à en savoir plus sur les causes de la mort de l’animal qui mesurait tout de même 1m50 et pesait près de 400 kilos.

L’autopsie réclamée par les spécialistes du grand aquarium de La Rochelle a révélé la présence de plusieurs sacs plastiques dans son estomac, obstruant totalement son fonctionnement digestif.

La Tortue Luth est une espèce pélagique, indiquent les spécialistes de la Rochelle, et sa migration peut être très importante. C’est pourquoi il n’est pas rare de pouvoir l’observer près des côtes Atlantiques où elle vient s’alimenter en grosses méduses.

En 20 ans d’observation, l’aquarium de La Rochelle avoue avoir pratiqué entre 80 et 90 autopsies de tortues échouées sur les côtes françaises. 40% d’entres elles avaient des sacs plastiques dans leurs estomacs. Ces statistiques reflètent les conséquences dramatiques de nos modes de consommation et témoignent de la menace que nous faisons peser sur ces espèces symbole de notre biodiversité.

A cette occasion, Surfrider Foundation rappelle l’importance des mobilisations citoyennes autour des programmes de protection et de sauvegarde de l’environnement initiés chaque année par les Initiatives Océanes.

Il est également primordial que les déchets environnementaux soient enfin considérés comme une pollution. Pour participer à cet appel une pétition est en ligne. Signez la pétition « Pas de ça sur nos plages » !

Iles féroé : le massacre des dauphins pour le «fun»

// août 23rd, 2009 // 1 Comment » // Coup de gueule

Je tenais à faire la lumière sur une des “traditions” locales des îles Feroe. C’est un article que j’ai trouvé dans le magazine français Marianne. Comme on dit, c’est sans commentaires…

A+

Bixente

Les Iles Féroé se vantent d’être restées «simples» et «authentiques». De fait, la civilisation n’a apparemment pas réussi à «pervertir» ses habitants qui, chaque année, font preuve d’une barbarie très simple et très authentique… en massacrant des dauphins.

Voilà ce qu’on peut lire sur le site officiel d’un chapelet d’îles danoises qui, à l’écart des grands flux touristiques, se félicitent d’avoir conservé la culture et la langue originelles:«Les îles Féroé sont l’un des derniers coins d’Europe où l’on trouve encore ce que la plupart des gens passent leur vie à rechercher ailleurs : un vrai sentiment de proximité avec ce qui les entoure, au creux de la nature, dans une réelle paix de l’âme». Diable, cette paix de l’âme humaine, la faune marine la paye cher, si on en juge par ce reportage photos. Chaque année, pour se prouver leur virilité, de jeunes garçons procèdent, au cours d’une prétendue cérémonie initiatique, à un massacre de dauphins Calderon. En fait de virilité, ces mauviettes s’attaquent à des proies faciles. Les dauphins ont beau être très intelligents, ils n’arrivent pas à concevoir une cruauté pareille. Les bêtes curieuses s’approchent innocemment du rivage pour voir de plus près à quoi ressemblent les animaux en combinaisons de caoutchouc qui s’aventurent dans l’eau sur deux jambes.

C’est alors que les jeunes gens sortent leur couteau et les égorgent. Ni vus, ni connus ! Aux marges septentrionales, les îles Féroé sont des terres très peu visitées. Quand vous téléphonez à l’ambassade du Danemark pour demander des explications, on vous répond que l’on vous rappellera. Vous proposez d’envoyer des photos du bain de sang ? On vous dit d’un air blasé:«pas la peine, nous en recevons tous les jours». Et l’office du tourisme de vanter: « Tout respire l’authenticité. Pas de folklore abâtardissant, même le jour de la fête nationale, mais une singulière et sereine simplicité». Dans la barbarie aussi. Il faut arrêter cette pure folie. Passez le message.