Archive for Coup de gueule

Un bateau hong-konguais dégaze au large de la Bretagne

// novembre 20th, 2010 // No Comments » // Coup de gueule, Qualité de l'eau et santé

Le Tian Du Feng (crédit photo: France3)

Le 16 novembre, un avion des douanes a repéré dans le sillage du Tian Du Feng,  vraquier battant pavillon de Hong Kong, deux nappes d’hydrocarbures longues de 6 kilomètres et larges d’une centaine de mètres. Le navire se trouvait à 50 miles nautiques au sud ouest de l’île d’Ouessant lorsqu’il a été surpris en flagrant délit de pollution maritime. Il transportait du charbon vers l’Europe du nord.
Les clichés de la pollution, pris par l’avion, ont été transmis au procureur de Brest, qui a ordonné le déroutement du navire et son immobilisation au port de Brest. S’il veut reprendre la mer, l’armateur du navire, Du Pek Shipping SA, devra payer la caution fixée à 500 000 €.
Le dernier flagrant délit de dégazage remonte au mois d’août 2009 dans la zone atlantique. Le navire pollueur avait été condamné à une amende de 1,5 millions d’euros.
Surfrider Foundation Europe ne manquera pas de se porter partie civile si le procès à lieu afin de faire valoir les droits de l’océan et de ses usagers. En effet, depuis plus de deux ans, l’association mène un programme d’action contre les pollueurs des mers en menant des actions en justice.
Affaire à suivre…

Arctique, la ruée vers l’or blanc

// octobre 13th, 2010 // No Comments » // Coup de gueule, Qualité de l'eau et santé

Depuis 2007, ce passage Nord Ouest n’est praticable que pendant le court Eté arctique, car il est pris par les glaces le reste de l’année. Le transport maritime en Arctique est un défi considérable qui pose la question de la viabilité économique et technologique, de l’impact environnemental, de la protection des peuples indigènes et des conflits diplomatiques.crédit: UNESCO

C’est une route mythique que de nombreux navigateurs ont longtemps tenté de forcer et sur laquelle quantité de navires se sont fracassés. Mais depuis la spectaculaire fonte des glaces polaires, les vestiges de la banquise du Nord témoignent d’un changement sans précédent de la région arctique entraînant l’avènement de nouvelles routes maritimes encore inexploitables il y a à peine trois ans.

Une nouvelle route mondiale

Depuis 2007, le passage Nord-Ouest, qui relie l’Atlantique au Pacifique en passant par les îles arctiques du grand Nord Canadien, est devenu temporairement praticable ouvrant la voie à une conquête maritime mondiale. Cette nouvelle route qui raccourcie de 5000 kilomètres le trajet actuel entre l’Europe et l’Asie attise les convoitises, nourrit les susceptibilités diplomatiques et pourrait bien bouleverser le monde géopolitique que nous connaissons actuellement. La région offre un potentiel considérable pour l’exploitation de ses ressources. On estime que son sous-sol abrite près du quart des réserves mondiales d’hydrocarbures, de quoi répondre aux besoins énergétiques croissants des grandes puissances mondiales. Mais il entraîne bien d’autres enjeux majeurs.

De nouvelles ambitions, aussi

La fonte des glaces autorise ainsi de nouvelles ambitions économiques dont l’intérêt stratégique est actuellement débattu au sein de la convention des Nations Unies et de l’Union européenne. Ce débat se fait dans un contexte diplomatique tendu où chacun cherche à affirmer sa légitimité sur le tracé des frontières maritimes. Au sein de l’Union européenne, une coopération entre la Norvège et la Russie reste essentielle pour l’accès aux ressources hydrocarburées dont la majorité se trouve en dehors de son territoire.

Un défi environnemental considérable

Ce nouvel eldorado maritime, en passe de devenir un haut lieu de passage commercial, fait peser une lourde menace sur toute la chaîne trophique de l’Atlantique nord. La région est en effet connue pour être un lieu de reproduction pour de nombreuses espèces. L’exploitation de ses ressources et la multiplication du nombre de bateaux naviguant dans ses eaux sont une menace permanente pour tout un écosystème particulièrement fragile mais aussi pour les communautés indigènes. Le risque de fuites de produits chimiques tout au long du transport est bien réel tout comme la capacité de réponse en cas de réparation qui préoccupe d’ailleurs le secteur de l’assurance maritime.
La conquête d’une des zones les plus inhospitalières de la planète, mais aussi une des dernières régions vierges de toute exploitation humaine, ne laisse personne indifférent. Ni L’UNESCO (United Nations for Education Science and Culture), ni l’ONG  Surfrider Foundation Europe (SFE) qui demande l’adoption d’une convention de responsabilité renforcée pour la région arctique en cas de pollution. Nous en sommes là, essayer de limiter les conséquences d’une nouvelle conquête humaine en marche et inéluctable.

L’Union européenne au banc de l’Arctique

L’Europe a bien du mal à s’inviter à la table des négociations sur l’ouverture de nouvelles routes maritimes en Arctique. Marginalisée après sa prise de position sur la chasse aux phoques et le rejet de sa candidature au Conseil de l’Arctique en 2009, l’Union européenne pourrait rester au banc de l’Arctique quand il s’agira d’exploiter les ressources économiques de la région. Les relations crispées avec le Canada et la nécessité d’une coopération avec la Russie dont le drapeau flotte depuis 2007 au pôle Nord sont indéniablement des sujets de friction. Pourtant l’expérience de l’UE en matière de technologie et de recherche dans l’exploration du pétrole et du gaz off-shore montre que l’Union a son mot à dire. En attendant de représenter sa demande aux huit états membres du Conseil, l’Union poursuit la défense de ses intérêts économiques et son accès au passage Nord-Ouest en se dotant d’une politique européenne autonome sur l’Arctique.


Iles féroé : le massacre des dauphins pour le «fun»

// août 23rd, 2009 // 1 Comment » // Coup de gueule

Je tenais à faire la lumière sur une des “traditions” locales des îles Feroe. C’est un article que j’ai trouvé dans le magazine français Marianne. Comme on dit, c’est sans commentaires…

A+

Bixente

Les Iles Féroé se vantent d’être restées «simples» et «authentiques». De fait, la civilisation n’a apparemment pas réussi à «pervertir» ses habitants qui, chaque année, font preuve d’une barbarie très simple et très authentique… en massacrant des dauphins.

Voilà ce qu’on peut lire sur le site officiel d’un chapelet d’îles danoises qui, à l’écart des grands flux touristiques, se félicitent d’avoir conservé la culture et la langue originelles:«Les îles Féroé sont l’un des derniers coins d’Europe où l’on trouve encore ce que la plupart des gens passent leur vie à rechercher ailleurs : un vrai sentiment de proximité avec ce qui les entoure, au creux de la nature, dans une réelle paix de l’âme». Diable, cette paix de l’âme humaine, la faune marine la paye cher, si on en juge par ce reportage photos. Chaque année, pour se prouver leur virilité, de jeunes garçons procèdent, au cours d’une prétendue cérémonie initiatique, à un massacre de dauphins Calderon. En fait de virilité, ces mauviettes s’attaquent à des proies faciles. Les dauphins ont beau être très intelligents, ils n’arrivent pas à concevoir une cruauté pareille. Les bêtes curieuses s’approchent innocemment du rivage pour voir de plus près à quoi ressemblent les animaux en combinaisons de caoutchouc qui s’aventurent dans l’eau sur deux jambes.

C’est alors que les jeunes gens sortent leur couteau et les égorgent. Ni vus, ni connus ! Aux marges septentrionales, les îles Féroé sont des terres très peu visitées. Quand vous téléphonez à l’ambassade du Danemark pour demander des explications, on vous répond que l’on vous rappellera. Vous proposez d’envoyer des photos du bain de sang ? On vous dit d’un air blasé:«pas la peine, nous en recevons tous les jours». Et l’office du tourisme de vanter: « Tout respire l’authenticité. Pas de folklore abâtardissant, même le jour de la fête nationale, mais une singulière et sereine simplicité». Dans la barbarie aussi. Il faut arrêter cette pure folie. Passez le message.

Déchets au paradis

// novembre 21st, 2008 // No Comments » // Coup de gueule, Macro déchets

Bonjour,

Poubelles trop petites ou incivilité ?

Voilà ce que j’ai vu aujourd’hui au dessus d’une plage basque réputée. Je ne vais pas donner le nom de la plage mais on peut s’interroger.

C’est la responsabilité de la ville de ne pas assurer le ramassage plus régulièrement ou de ne pas mettre une poubelle plus grande ? Ou est-ce la responsabilité des usagers (surfeurs et randonneurs) ?

Ce que je crois, c’est qu’une partie de la solution se trouve dans la chanson « les autres » d’Abd Al Malik. Ecoutez-là, c’est une très belle chanson et vous comprendrez.

Je crois que si les pouvoirs publics ont le devoir de nous apporter le « service public », nous pouvons aussi faire preuve d’initiative.

Si la poubelle est pleine, on vide ses déchets ailleurs, non ? Plutôt que de la gaver jusqu’à qu’elle vomisse et que tous ces déchets se perdent dans la nature ! On ne parle pas là de grands discours, de grandes théories sur l’environnement mais de gestes simples à la portée de tout le monde.

Ce n’est que mon point de vue, alors n’hésitez pas à donner le votre.

A+