Archive for Qualité de l'eau et santé

Luno: consonance entre démantèlement et environnement

// avril 9th, 2014 // No Comments » // Qualité de l'eau et santé, Transport Maritime

Le démantèlement du Luno a débuté il y a 3 semaines, le lundi 17 mars. En tant qu’association de la défense du milieu marin et de la population qui en jouit, Surfrider Foundation se doit de rester vigilante et de partager les informations concernant la sécurité environnementale du chantier. Elle était l’invitée d’une table ronde avec d’autres associations pour un état des lieux du démantèlement. Lire la suite sur le blog de Surfrider Foundation Europe

Un bateau hong-konguais dégaze au large de la Bretagne

// novembre 20th, 2010 // No Comments » // Coup de gueule, Qualité de l'eau et santé

Le Tian Du Feng (crédit photo: France3)

Le 16 novembre, un avion des douanes a repéré dans le sillage du Tian Du Feng,  vraquier battant pavillon de Hong Kong, deux nappes d’hydrocarbures longues de 6 kilomètres et larges d’une centaine de mètres. Le navire se trouvait à 50 miles nautiques au sud ouest de l’île d’Ouessant lorsqu’il a été surpris en flagrant délit de pollution maritime. Il transportait du charbon vers l’Europe du nord.
Les clichés de la pollution, pris par l’avion, ont été transmis au procureur de Brest, qui a ordonné le déroutement du navire et son immobilisation au port de Brest. S’il veut reprendre la mer, l’armateur du navire, Du Pek Shipping SA, devra payer la caution fixée à 500 000 €.
Le dernier flagrant délit de dégazage remonte au mois d’août 2009 dans la zone atlantique. Le navire pollueur avait été condamné à une amende de 1,5 millions d’euros.
Surfrider Foundation Europe ne manquera pas de se porter partie civile si le procès à lieu afin de faire valoir les droits de l’océan et de ses usagers. En effet, depuis plus de deux ans, l’association mène un programme d’action contre les pollueurs des mers en menant des actions en justice.
Affaire à suivre…

Arctique, la ruée vers l’or blanc

// octobre 13th, 2010 // No Comments » // Coup de gueule, Qualité de l'eau et santé

Depuis 2007, ce passage Nord Ouest n’est praticable que pendant le court Eté arctique, car il est pris par les glaces le reste de l’année. Le transport maritime en Arctique est un défi considérable qui pose la question de la viabilité économique et technologique, de l’impact environnemental, de la protection des peuples indigènes et des conflits diplomatiques.crédit: UNESCO

C’est une route mythique que de nombreux navigateurs ont longtemps tenté de forcer et sur laquelle quantité de navires se sont fracassés. Mais depuis la spectaculaire fonte des glaces polaires, les vestiges de la banquise du Nord témoignent d’un changement sans précédent de la région arctique entraînant l’avènement de nouvelles routes maritimes encore inexploitables il y a à peine trois ans.

Une nouvelle route mondiale

Depuis 2007, le passage Nord-Ouest, qui relie l’Atlantique au Pacifique en passant par les îles arctiques du grand Nord Canadien, est devenu temporairement praticable ouvrant la voie à une conquête maritime mondiale. Cette nouvelle route qui raccourcie de 5000 kilomètres le trajet actuel entre l’Europe et l’Asie attise les convoitises, nourrit les susceptibilités diplomatiques et pourrait bien bouleverser le monde géopolitique que nous connaissons actuellement. La région offre un potentiel considérable pour l’exploitation de ses ressources. On estime que son sous-sol abrite près du quart des réserves mondiales d’hydrocarbures, de quoi répondre aux besoins énergétiques croissants des grandes puissances mondiales. Mais il entraîne bien d’autres enjeux majeurs.

De nouvelles ambitions, aussi

La fonte des glaces autorise ainsi de nouvelles ambitions économiques dont l’intérêt stratégique est actuellement débattu au sein de la convention des Nations Unies et de l’Union européenne. Ce débat se fait dans un contexte diplomatique tendu où chacun cherche à affirmer sa légitimité sur le tracé des frontières maritimes. Au sein de l’Union européenne, une coopération entre la Norvège et la Russie reste essentielle pour l’accès aux ressources hydrocarburées dont la majorité se trouve en dehors de son territoire.

Un défi environnemental considérable

Ce nouvel eldorado maritime, en passe de devenir un haut lieu de passage commercial, fait peser une lourde menace sur toute la chaîne trophique de l’Atlantique nord. La région est en effet connue pour être un lieu de reproduction pour de nombreuses espèces. L’exploitation de ses ressources et la multiplication du nombre de bateaux naviguant dans ses eaux sont une menace permanente pour tout un écosystème particulièrement fragile mais aussi pour les communautés indigènes. Le risque de fuites de produits chimiques tout au long du transport est bien réel tout comme la capacité de réponse en cas de réparation qui préoccupe d’ailleurs le secteur de l’assurance maritime.
La conquête d’une des zones les plus inhospitalières de la planète, mais aussi une des dernières régions vierges de toute exploitation humaine, ne laisse personne indifférent. Ni L’UNESCO (United Nations for Education Science and Culture), ni l’ONG  Surfrider Foundation Europe (SFE) qui demande l’adoption d’une convention de responsabilité renforcée pour la région arctique en cas de pollution. Nous en sommes là, essayer de limiter les conséquences d’une nouvelle conquête humaine en marche et inéluctable.

L’Union européenne au banc de l’Arctique

L’Europe a bien du mal à s’inviter à la table des négociations sur l’ouverture de nouvelles routes maritimes en Arctique. Marginalisée après sa prise de position sur la chasse aux phoques et le rejet de sa candidature au Conseil de l’Arctique en 2009, l’Union européenne pourrait rester au banc de l’Arctique quand il s’agira d’exploiter les ressources économiques de la région. Les relations crispées avec le Canada et la nécessité d’une coopération avec la Russie dont le drapeau flotte depuis 2007 au pôle Nord sont indéniablement des sujets de friction. Pourtant l’expérience de l’UE en matière de technologie et de recherche dans l’exploration du pétrole et du gaz off-shore montre que l’Union a son mot à dire. En attendant de représenter sa demande aux huit états membres du Conseil, l’Union poursuit la défense de ses intérêts économiques et son accès au passage Nord-Ouest en se dotant d’une politique européenne autonome sur l’Arctique.


Marée noire sur le plus grand fleuve d’Italie, un désastre écologique

// mars 4th, 2010 // No Comments » // Qualité de l'eau et santé

Surfrider Foundation s’associe aux nombreux témoignages recueillis auprès des associations de protection de l’environnement en Italie après le déversement de 2,5 millions de litres d’hydrocarbures dans un affluent du Pô.

Une marée noire criminelle touche le Pô en Italie

Ce désastre écologique menace la région tout entière, ses cours d’eau et ses cultures. Des centaines d’animaux, notamment des oiseaux, sont déjà morts, englués par la nappe de pétrole à l’odeur nauséabonde, longue de plusieurs kilomètres. Actuellement, la marée noire descend inexorablement le cours du Pô. Les experts prévoient qu’elle atteindra l’embouchure du plus grand fleuve d’Italie dans les cinq jours. Marevivo, une association de protection de la mer, estime que dix mille espèces marines pourraient être touchées lorsque la nappe atteindra la mer adriatique.

Le drame a débuté mardi 23 février à l’aube, lorsque les vannes du dépôt de l’ex-raffinerie de Monza, dans la région de Milan, ont été ouvertes délibérément. Un acte de malveillance serait à l’origine de cette catastrophe. Plus de 1.000 m3 de pétrole se sont ensuite déversés dans le bassin de Lambro avant de contaminer le fleuve Pô.

Surfrider Foundation reste profondément préoccupé par les conséquences d’une telle pollution et suit de près l’évolution de la nappe d’hydrocarbures qui a touché aujourd’hui la région de Parme.